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Semaine de la randonnée 2011 |
Dans le cadre de la semaine Varoise de la randonnée pédestre, du 8 au 16 octobre dernier, Cœur du Var et les associations de marcheurs sous l’égide de Var Tourisme, ont organisé 9 balades fréquentées par 314 marcheurs ! A Cabasse, Jacques Coulomb, de l'association des Randonneurs Cannetois, a éclairé une cinquantaine de participants sur les métiers d'autrefois liés à l'exploitation forestière.
La Semaine de la randonnée varoise est l'occasion de découvrir des sites inconnues, des panoramas insoupçonnés, de nouveaux sentiers, des histoires et des modes de vie souvent disparus. Accompagnées par un guide, agrémentées de commentaires, ces balades offrent aux marcheurs et aux curieux l'opportunité d'arpenter le territoire avec un regard différent.
La forêt et les hommes autrefois
Ces vieux métiers de la forêt, c'est Jacques Coulomb, membre de l'association Les Randonneurs Cannetois qui, le temps d'une balade de 2h30 jusqu'au Cros du Dran à Cabasse, leur a redonné vie. Après avoir longé un bout de l'Issole le groupe s'enfonce dans la forêt en quête de précieux indices. Quels étaient donc ces mystérieux métiers, aujourd'hui disparus ?
Sur les traces des charbonniers, des gemmeurs et des muraillers
Devant nous, au milieu des arbres, un grand espace vide, en forme de cercle. "C'est caractéristique d'une ancienne charbonnière, explique notre guide. Le bois brûlé ici empêche toute repousse". Un peu plus loin, sous les branches des chênes, les ruines d'un cabanon en pierres, prolongé d'une terrasse. Pour créer cette dernière, les anciens faisaient souvent appel à des muraillers, spécialistes de la pierre sèche. "Plutôt que d'enlever la terre, continue Jacques Coulomb, on mettait un mur à niveau pour agrandir l'espace". Dans ces forêts au relief prononcé, savoir manier la pierre sèche était un vrai plus. Au pied d'un arbuste, des éclats en terre cuite. Les restes d'un pot de gemmeur ou résinier. Le pot était fixé à un arbre que l'on avait au préalable blessé pour en récupérer la résine. L'arsenal de Toulon en était très friand pour colmater les planches de ses bateaux.
Les bories, "maisons" de la forêt
Sur le chemin nous croisons trois bories différentes comme autant d'étapes dans la vie de ces immigrés italiens, travailleurs de la forêt, qui les construisirent. Au départ, les bories sont de simples abris pour les outils, puis progressivement ils deviennent lieu de vie. D'abord réalisés dans le creux d'une restanque, ils deviennent, lorsque la famille s'agrandit, une petite habitation, où l'espace reste étroit et le confort rudimentaire. L'assemblage précis de milliers de pierres sèches laisse pantois.
Des promeneurs de toute l'Europe !
 Cette balade a attiré des promeneurs des communes de Cœur du Var mais aussi de Draguignan comme ces trois amies : Carole, Christiane et Maryse qui "profitent de ces randonnées pour découvrir des lieux et des histoires qu'elles ne connaissaient pas". Mais d'autres viennent encore de plus loin, comme Inger-Lise et Knut Strand, deux norvégiens, ravis de leur escapade et toujours surpris par la chaleur automnale du Sud. "Chez nous on se promène plutôt dans la neige !" confessent-ils.
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