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Actualité

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Une immensité à protéger

Une immensité à protéger

Territoire forestier par excellence, Cœur du Var est couvert par plus de 28 000 hectares d'espaces boisés, des plans calcaires au Massif des Maures.

Un patrimoine naturel aussi riche que sensible, heureusement aux bons soins des agents du pôle Forêt et agriculture de la Communauté de Communes. Didier Magnetto, leur responsable, sillonne les reliefs au volant de son véhicule tout terrain, toujours à l'affut des failles et des travaux qui s'imposent pour protéger cette immensité verte des flammes qui peuvent la menacer. Pour le technicien, « le nerf de la guerre, c'est le débroussaillement. » Une opération menée tambour battant avant chaque période estivale, à bord d'imposants engins ou à l'aide de simples débroussailleuses manuelles lorsque le terrain devient trop escarpé. La prévention des incendies passe aussi par la création de pare-feux, de larges bandes débroussaillées capables d'arrêter la progression des flammes et de faciliter le travail des soldats du feu. Et contrairement à une idée reçue, ces dispositifs ne sont pas de vastes sillons sans vie ! « Le fait d'aérer l'environnement permet à certaines espèces fragiles, comme le chêne, de se développer. »

préserver ce qui fait l'identité même de notre territoire

Au bénéfice des sapeurs-pompiers toujours, la Communauté de Communes entretient près de 500 kilomètres de pistes DFCI (Défense des Forêts Contre l'Incendie). Des voies adaptées aux véhicules rouges et blancs, et leur permettant d'approcher au plus près des foyers avant qu'ils ne soient plus difficiles à maîtriser. Et parce que les choses seraient trop simples, il est à noter que Cœur du Var est parsemé d'espaces protégés, tels que la réserve naturelle nationale de la plaine des Maures et les zones "Natura 2000". Des contraintes environnementales qui compliquent la tâche des agents de terrain, amenés à devoir composer avec des cahiers des charges spécifiques imposant le recours à des outils précis ou prohibant certaines techniques. Qu'à cela ne tienne : la préservation de ces espaces sensibles passe par des solutions alternatives qui, si elles prêtent parfois à sourire, ont largement prouvé leur efficacité. Parmi elles, le sylvopastoralisme, ou l'art de confier la mission de débroussaillement aux ânes, aux vaches et aux moutons des éleveurs associés à l'opération. Et ça marche : les herbages responsables de la propagation des flammes sont éliminés en douceur par les animaux, retenus parcelle après parcelle par des clôtures mobiles et des passages canadiens financés par la Communauté de Communes.

Cœur du Var  assure  enfin la  maintenance  d'un  réseau  radio, utilisé notamment par les Comités Communaux Feux de  Forêts  (CCFF), ces  fameux véhicules oranges qui, bien souvent, sont les premiers témoins d'une menace. Pour Didier Magnetto, l'objectif du Plan Intercommunal de Débroussaillement et d'Aménagement Forestier (PIDAF) est clair : « préserver ce qui fait l'identité même de notre territoire. » Une lutte de tous les instants menée avec détermination, dans le secret de l'un des plus beaux massifs de notre pays.

LA FORÊT EN CŒUR DU VAR, c’est : 
>  28 000 hectares d'espaces boisés 
>  9 agents dédiés au patrimoine forestier 
>  1 200 000 euros investis en 2017 (avec le soutien financier de l'Union Européenne, de l'Etat, de la Région PACA et du Département du Var)
>  475 km de pistes à l'usage des sapeur-pompiers


Quatre questions à Michel Mondani

Vice-président en charge de la forêt et de l'agriculture et ancien pompier lui-même, le maire des Mayons nous éclaire sur la politique de prévention menée par Cœur du Var.

Le budget consacré à la prévention des feux de forêt s’élève à plus d’un million d’euros. C'est beaucoup, non ?
Bien sûr, mais il est plus coûteux encore d’assumer leurs conséquences, qu'elles soient matérielles, environnementales ou même sociales. Les incendies ont aussi des effets moins évidents et néanmoins préoccupants. Les terrains qui ont été la proie des flammes, mis à nu, ne retiennent plus les eaux ruisselantes par exemple. A la suite d'un feu de forêt, les populations peuvent donc être confrontées à des inondations, l’autre grand fléau qui frappe notre département.

Pourquoi la forêt brûle-t-elle ?
On constate des comportements criminels, mais il ne faut pas oublier que certaines activités humaines facilitent la propagation des incendies. Déboisement, agriculture intensive, négligences, réchauffement climatique... Les facteurs sont nombreux.

La Communauté de Communes agit seule face au risque incendie ?
Non, et heureusement ! Nous travaillons en étroite collaboration avec l'Office National des Forêts, les services de l'Etat, les Comités Communaux Feux de Forêt, le Département du Var, et bien sûr les pompiers. Nous avons aussi tissé des liens de qualité avec l'association des Communes Forestières du Var, l'ASL Suberaie Varoise, ou encore le syndicat mixte du massif des Maures.

Une coopération qui a fait ses preuves cet été ?
Nous avons effectivement été épargnés, mais personne n’est à l’abri d’un départ de feu. Nous devons rester vigilants, ensemble.

L’Europe, l’Etat, la Région PACA et le Département du Var apportent leur soutien financier depuis plus de 30 ans à la création, la mise aux normes et l’entretien des équipements DFCI.

Pour en savoir plus :